La Vie de la société

 1er 2008
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En 1946, la Municipalité désireuse de voir revivre la société musicale apporte une aide matérielle importante afin de permettre le regroupement de tous les musiciens dans une société qui prendrait le nom « de société de musique municipal LA SOLONAISE ». Cette dénomination montre dans quel désir d’union se fait le réveil de la société « il s’agit de faire de la musique sans être divisé par de vaines querelles politiques ou religieuses ». (1)
De nouveaux statuts sont élaborés et soumis à l’approbation de l’assemblée générale.
Les activités musicales reprennent donc sous la baguette de Monsieur Schaeffer, jusqu’en 1949.
Les répétitions ont lieu tous les samedis soir dans la salle de l’ancienne mairie.

Un orchestre symphonique avec piano, violon, contrebasse et clarinette est formé sous la baguette de Monsieur Schaeffer. Cet orchestre permet aux musiciens d’aborder un répertoire différent de celui de la musique. Il apporte son concours aux sociétés locales, lors de leurs représentations théâtrales données au cinéma Variétés. Il faut remarquer qu’en cette période d’après guerre, sous l’impulsion de Monsieur J. Martin, toutes les sociétés locales présentent des pièces de théâtre fort appréciées du public fertésien. Cette activité théâtrale est maintenue jusqu’en 1954.

L’année 1949, est une année particulièrement difficile après la démission du directeur de la société. Celle-ci doit assurer la saison des concerts sans chef. L’intérim est assuré par Monsieur Manquat puis par Monsieur Eric Schichetenheim. La société reste groupée malgré les inquiétudes ressenties à l’époque et ; lorsque la direction sera confié à Monsieur Chauvet, les répétitions auront lieu à raison de 2 fois par semaine pendant toute la période d’été. Grâce à ce travail soutenu la société surmonte ses difficultés. Cependant la formation de jeunes musiciens est temporairement négligée.

En 1950, la musique municipale LA SOLONAISE participe à la semaine commerciale, offre un concert sous la halle et un concert gratuit salle des Variétés cinéma. La représentation théâtrale est donnée dans les jardins de la mairie. Une scène est installée dans le fond du jardin sous les marronniers : la musique présente un petit concert et les musiciens acteurs offrent la représentation théâtrale.

En 1951, la musique municipale LA SOLONAISE participe à la commémoration de la victoire du 8 mai et à l’hommage rendu chaque année depuis le 15 octobre 1944 aux jeunes gens fusillés le 10 juin 1944, à la ferme du By et à la clairière du Cerf-Bois.

Cette année se termine sur une note pessimiste laissant présager de grandes difficultés : les jeunes musiciens sont très rares, l’assiduité aux répétitions laisse à désirer. Pour stimuler les musiciens et créer des liens qui permettraient de franchir le cap qui s’annonce difficile, un voyage en car est organisé : Rambouillet, Vallée de Chevreuse et visite du château de Versailles avec, en soirée, un feu d’artifice sur le bassin Neptune. Une bonne ambiance permet de préparer avec succès le concours d’Olivet qui est, hélas, le dernier concours auquel la musique participera.

Au cours de la Sainte-Cécile de cette année, il est demandé aux musiciens « de retrouver le souffle qui les animait au concours d’Olivet » (1) afin de continuer à maintenir la renommée de LA SOLONAISE.

Malheureusement l’appel ne sera pas entendu et les participants aux répétitions deviendront de plus en plus rares.

En 1953, Monsieur Chauvet, obligé de quitter La Ferté-Saint-Aubin, démissionne de son poste de directeur. Il est remplacé pendant quelques mois seulement par Monsieur Lelarge.

En 1954, la direction est assurée par Monsieur Poullain qui tente d’incorporer les membres de l’orchestre symphonique à la société de musique municipale afin de grossir le nombre des exécutants.

Malheureusement, le manque de formation des jeunes et les démissions de musiciens, consécutives aux changements trop fréquents de directeurs, sont fatales à la société de musique municipale LA SOLONAISE.

Les quelques musiciens qui se retrouvaient chaque samedi soir autour du poêle de la salle de répétition décidèrent un jour d’arrêter toute activité.

Cependant, le trésorier Monsieur Jean Clément continua à payer la cotisation à la Fédération Musicale Orléans Berry.


(1) Archives de l’HARMONIE MUNICIPALE
(2) République du Centre de décembre 1969
(3) Bulletin Municipal de juillet 1976
(4) Bulletin Municipal de juillet 1981


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