FLUTE TRAVERSIERE

 1er 2008
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PROFESSEUR - Delphine PAQUIN




PRESENTATION DE LA FLÛTE TRAVERSIERE



La flûte traversière est un instrument de la famille des vents et du groupe des bois. La flûte traversière partage avec les instruments de la famille des flûtes la méthode de production du son : l’air soufflé est mis en vibration par un biseau disposé à l’embouchure.

Contrairement à la flûte de Pan, la flûte traversière ne comprend qu’un seul tuyau. Le terme de traversière est lié à la position de jeu de l’instrument (par opposition à de nombreuses autres flûtes, la flûte à bec en particulier) : l’instrument est joué de manière latérale à l’axe du flûtiste.




LA FAMILLE DES FLÛTES


La flûte traversière est un instrument de tessiture médiante d’une famille d’instruments plus large, du plus aigu au plus grave :



La flûte piccolo, en ut.



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Aussi appelé « petite flûte », il est le plus petit instrument de la famille des flûtes. Il fait presque le tiers de la taille de la grande flûte et n’est constitué que de deux sections : la tête et le corps. Il peut être réalisé en résine, en bois, en argent et très rarement en or. Le piccolo est le plus aigu des instruments de l’orchestre : il sonne une octave supérieure à celle de la grande flûte. Instrument en ut, il garde la même étendue que cette dernière mais en revanche, il ne peut jouer l’ut et l’ut dièse (absence de patte d’ut). Capable de dominer tout un orchestre, sa sonorité perçante, voire stridente a surtout été utilisée par les symphonistes pour éclaircir les tutti d’orchestre. Ainsi, Beethoven l’utilisera notamment dans ses cinquième et sixième symphonies (l’orage dans la Pastorale). Mais le piccolo a aussi été employé en solo, d’abord par Vivaldi dans ses concerti, ou, bien plus tard, par Ravel dans son concerto en sol pour piano et orchestre. Cependant, c’est dans la musique contemporaine qu’il est le plus utilisé en solo. Enfin, le piccolo tient une place importante dans les orchestres et petites formations militaires, comme dans les harmonies, où sa virtuosité (roulades) et sa sonorité remplacent un instrument traditionnel de la musique populaire et militaire : le fifre.


Le piccolo en réb.




Le piccolo en réb est un instrument tombé en désuétude de nos jours. Il était surtout utilisé dans les orchestre d’harmonie. On trouve des modèles de cet instrument fabriqués en ébène ou en métal, munis d’un clétage boehm à plateaux pleins ou parfois creux.


La flûte tierce ou flûte en mib.



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La flûte tierce a visiblement été essentiellement utilisée aux États-Unis au milieu du XXème siècle, remplaçant parfois la clarinette en mib. Elle est toujours fabriquée de nos jours, et bien que presque inconnue en France, elle abonde dans le répertoire latino-américain, le Latin_jazz et la musique cubaine.


La flûte traversière, ou grande flûte, en ut.



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Elle est constituée de 3 sections : la tête, le corps et la patte ( de ut ou de si, cela dépend du modèle). Elle mesure environ 67 centimètres, cela dépend si la flûte comprend ou non une patte de si (pour jouer le si grave). Elle a une étendue d’environ 3 octaves, à partir du do grave (ou du si). Son son peut être diaphane, pénétrant, large, pétillant, piquant, chaud, froid, joyeux ou triste... La flûte est souvent utilisée comme instrument solo dans les orchestres, orchestres à vents ou ensembles de flûtes.


La flûte alto, en sol.



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Elle ressemble beaucoup à la flûte traversière, mais elle est plus longue et sonne une quarte en dessous. Essentiellement utilisée dans des ensembles de flûtes et en musique contemporaine, elle apparaît parfois dans l’orchestre : Daphnis et Chloé de Maurice Ravel, Le Sacre du printemps d’Igor Stravinsky.


La flûte basse, en ut.



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Plus longue que la grande flûte, son embouchure est recourbée afin que le flûtiste puisse atteindre toutes les clefs. Elle sonne une octave en dessous de la grande flûte.


La flûte octobasse, en ut.



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Cette flûte est bien plus grosse que la flûte basse. Elle possède un très long tube recourbé qui lui permet, de descendre en dessous du Do du violoncelle. La première flûte est crée en 1986 par Jack Leff, après d’innombrables transformations, elle continue à être développée par des facteurs comme Christophe Neel en France. On en compte une vingtaine en Europe.


La flûte hyperbasse.



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Construite par le flûtiste italien Roberto Fabbriciani en 1949, cet instrument a servi à enregistrer de nombreuses pièces de musique contemporaines, certaines en collaboration avec le studio de la WDR à Cologne. Elle est construite en bois ou en pvc, ne comporte pas de clétage, les trous étant bouchés avec la paume de la main. Elle sonne 4 octaves en dessous de la flûte traversière en ut, la fréquence la plus basse émise étant 16Hz.

* Il existe aussi des flûte plus rares, parfois déclinées seulement en prototypes.



La flûte contrebasse en fa



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La flûte en sib



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flûte en sol (jouant au dessus de la grande flûte en ut).


Fonctionnement

La flûte traversière doit son nom à la façon dont on la tient : sur la droite et horizontalement.

La grande flûte se compose de trois partie séparables :

- Une tête, aussi appelée embouchure. Elle comprend une plaque percée d’un trou ovale dans lequel on souffle pour produire le son. L’extrémité supérieure de l’embouchure est fermée par un bouchon de bois ou de liège tenu entre deux plaques de métal. L’accord de l’instrument est effectué en enfonçant plus ou moins l’embouchure dans le corps ce qui a pour effet de modifier la longueur de la colonne d’air.
- Un corps qui porte des clefs actionnées par les doigts. Les clefs servent à boucher les trous afin de produire les différentes notes.
- Une patte qui prolonge le « corps » principal. La patte porte également plusieurs clefs et peut être en ut (ut étant l’ancien terme pour do) ou en si. Elle est alors appelée « patte d’ut » ou « patte de si ».

L’instrumentiste émet un filet d’air qu’il dirige sur le biseau du trou de l’embouchure. La mise en vibration de la colonne d’air contenue dans le tuyau de la flûte produit le son. La fréquence de ces vibrations, et donc la hauteur de la note émise, dépend de la longueur acoustique de tuyau mise en vibration. Cette longueur peut être modifiée par la combinaison d’ouverture et de fermeture des trous (les doigtés). Le flûtiste produit alors les notes du registre grave de l’instrument. Pour jouer dans les registres médium et aigu, le musicien modifie l’angle d’attaque et la pression de l’air sur l’embouchure. Le son ainsi obtenu correspond aux harmoniques du son fondamental. La pression et la vitesse de l’air influent également sur le timbre du son et la justesse des notes.

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